Il semble que je sois le premier à annoncer que Charles Milliard sera le prochain premier ministre. À mon sens, les dés sont déjà jetés et la situation est tout à fait claire : les élections d’octobre prochain ne seront pas seulement un référendum sur la CAQ, mais aussi sur le PQ et son chef. Et dans ces circonstances, la voie sera ouverte pour que le PLQ puisse gagner avec un gouvernement majoritaire.
Le problème crucial pour le PQ, c’est son obstination, particulièrement l’entêtement de son chef qui veut tenir un référendum sur la souveraineté dès son premier mandat, alors qu’au moins 70 % de la population ne veut rien savoir de cette option. Pour eux, les vieilles querelles entre souverainistes et fédéralistes ont fait leur temps depuis plusieurs années. PSPP ne semble pas avoir la capacité intellectuelle de le comprendre. Pire encore, il sermonne les Québécois à la manière de Harper et de Poilièvre, ce qui aura un effet dévastateur sur les intentions de vote qui, autrefois, étaient non seulement ouvertes à un gouvernement du PQ, mais même fortement disposées à cette éventualité. Ce n’est plus le cas.
De plus, regardons les sondages : je vous rappelle que lorsque Pablo Rodriguez était chef du PLQ, les libéraux avaient réussi à faire une première brèche dans la domination du PQ : ils se situaient à 29 %, le PQ en avance avec une marge de seulement 2 %. Rodriguez était sur la bonne voie, mais à la suite des scandales, le parti s’est retrouvé en baisse de 9 %, le PQ menant avec une marge de 15 %.
Entre-temps, le PQ a perdu son avance et le parti est désormais au coude à coude avec le PLQ dans un sondage Léger. D’autres sondages situent l’avance du PQ à moins de deux chiffres. Tout cela pour dire que la dynamique des libéraux continuera de prendre du terrain dans les sondages jusqu’en octobre prochain. En effet, Milliard ne sera que partiellement responsable le jour où les libéraux gagneront les prochaines élections. Ce sera surtout PSPP qui fera perdre les élections. Son entêtement et son ton moralisateur, combinés à sa position sur la souveraineté, contribueront à renforcer l’avance des libéraux dans les sondages. En bref, le PLQ l’emportera dans des régions où, jusqu’à présent, ses chiffres dans les sondages étaient négligeables.
Quelle ironie de voir PSPP devenir le prochain PP, mal-aimé non seulement pour sa personnalité et son entêtement, mais aussi pour sa volonté de presque forcer les Québécois à adhérer à un projet qui, semble-t-il, ne les intéresse absolument pas. À mon avis, le soir des élections, Milliard, de son for intérieur, devra remercier PSPP du fond du cœur pour cette merveilleuse et largement inattendue soirée électorale en faveur du Parti libéral du Québec.
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