Sunday, 29 March 2026

NDP: The Liberals Are Writing Off Avi Lewis.

You know what I think about conventional wisdom. Most of the time, it's at least partially wrong or total bullshit. The Liberals, masters of hubris, have already discounted the NDP. They'll continue the seduction campaign aimed at the party's MPs. The argument goes like this, to no one's surprise: the newly elected Avi Lewis is far too left to lead the NDP back to party status.

I don't share that view. A fresh face can do wonders in politics, provided that the average Joe and Jane do not consider the party's positions as being way out there or plain whacko. So, do I expect Lewis to mostly hold the line and not go full Leap Manifesto? Yes, I do.

Lewis knows that for the NDP to become relevant again, not to mention regain party status, pragmatism has to be at least the order of the day over the short to medium term. So far, Carney has been more sizzle than steak, which creates an opening for the NDP. No question that if Carney gets a renewed trade deal with the United States, it will be a tough go for the NDP to regain party status. However, I don't see many new or improved paper-based trade agreements. So, there's an opportunity there. Look to Lewis to go against his basic instincts and make the most of it. After all, the party's political survival likely depends on that, especially given that thirty percent of eligible voters did not cast a ballot in this leadership race. 

Saturday, 28 March 2026

PLQ : L'arme secrète de Milliard : Charles Milliard !

Pour évaluer la valeur d'un homme ou d'une femme politique, il faut apprendre à connaître la personne qui se cache derrière le rôle. Et c'est là que réside la force naturelle et authentique de Milliard : c'est quelqu'un qui a sillonné le Québec de long en large plus que quiconque. Il connaît très bien le porte-à-porte et est généralement bien accueilli, même par ceux qui n'ont pas d'affection particulière pour le PLQ. Charles est tout sourire et chaleur humaine. Il est « No Drama », pour reprendre l'expression américaine. C'est un gars décontracté qui surfe sur la vague de la modération et de la compassion. Son choix de devenir pharmacien a marqué un tournant naturel pour lui.

Les Québécois auront une décision importante à prendre en octobre, et le public ne semble pas à la recherche de bouleversements majeurs. Ils semblent satisfaits de vivre dans notre société telle qu’elle est : pas de grands projets pour devenir un pays, et encore moins pour endurer une bataille sans fin entre la gauche et la droite. Ceux qui veulent faire la leçon aux autres seront de moins en moins les bienvenus, surtout à l’approche du jour J cet automne.

Ce n’est pas un hasard si le PQ est en perte de vitesse avec un chef déterminé à tenir un référendum dès son premier mandat au gouvernement. S’il est vrai que 70 % des Québécois ne veulent pas de ces enjeux, eh bien voilà : une opportunité naturelle pour Milliard et les libéraux. 

Contrairement au scepticisme naturel de la population francophone à l’époque de l’ancien chef, les Québécois semblent ouverts au discours de Milliard sur les grands enjeux au Québec. Il n'a pas d'historique à Ottawa. Il est chef pour vous. Sur le plan personnel, il possède les mêmes qualités qu'Éric Duhaime, sans la rhétorique controversée de la droite. Pour Milliard et, dans une certaine mesure, pour Duhaime, le débat politique est un jeu d’addition, c’est l’inverse qui se produit lorsque PSPP prend la parole. Il est clair que le chef du PQ est son talon d’Achille. 

Auparavant, on tenait pour acquis que le PLQ n’avait aucune chance de revenir au pouvoir. Aujourd’hui, il faut admettre que si Milliard mène une bonne campagne, il pourrait nous surprendre à la manière de Jack Layton lors des prochaines élections. Cette campagne sera remportée par le parti qui séduira les électeurs « purs laine ». Rien de moins. PSPP a déjà le soutien d’au moins un tiers des électeurs, mais le reste semble se jouer entre le PLQ et le PCQ. On verra quelle sera la dynamique des trois principaux chefs au Québec. PSPP et Duhaime ont remporté la mise dans leurs camps respectifs. Milliard, quant à lui, sera en mode d'expansion, avec la tâche de convaincre . On ne devrait pas sous-estimer Milliard. Cette élection semble avoir la saveur de celle de Lesage-Johnson. Reste à voir qui sortira vainqueur. Mais quoi qu’il en soit, une période de changement régnera au Québec à partir d’octobre prochain.



Le débat de la CAQ à Laval : comment gagner la bataille mais perdre la guerre.

Parfois, avoir été journaliste porte ses fruits. On développe un certain sens de la communication, de la recherche et de la mise en contexte : ce sont les points forts de Drainville. Dès le début, il a tenté, avec politesse et tact, de présenter Fréchette comme une tour de gelée, se pliant au vent le plus populaire après une éternité d’indécision et d’incertitude. Aux yeux des observateurs, il semblait évident que sa campagne était principalement axée sur Christine la girouette. Une bonne stratégie pour marquer des points, mais clairement insuffisante pour remporter la course. Vous avez des doutes sur Fréchette ? Eh bien, me voici, prêt à prendre la relève de Legault. 

Le seul véritable succès de cette stratégie a été d'enclencher la colère de la technocrate ; jusqu’à présent, elle ne semblait pas à la hauteur pour s’engager dans un débat et une discussion plutôt animés sur les enjeux politiques du Québec. À la suite de ces attaques, Fréchette a retrouvé ses repères émotionnels, laissant derrière elle l’impression d’être sortie d’une chaîne de montage de robots, un peu comme Stephen Harper. 

C’est bien beau que Drainville soit un bon débattant, mais il lui manque la qualité la plus précieuse pour une campagne à la direction réussie : un soutien solide d’au moins une pluralité des membres. Ce n'est pas un secret que Bernard n’est pas très populaire parmi les députés, encore moins parmi les membres du parti. C’est un peu similaire à l’approche de Pierre Poilièvre, si l’on compare ses chiffres à ceux de ce dernier auprès du grand public. Bref, la CAQ ne peut pas remporter d’élections avec Drainville à sa tête. Voilà la triste réalité.

Quant à Fréchette, elle manque un peu de confiance et de chaleur charismatique nécessaires pour inaugurer une nouvelle ère de renaissance pour la CAQ. Elle est là pour sauver ce qu’elle peut, rien de plus. Il est fort probable qu’avec Fréchette comme cheffe, la CAQ ne se dirige pas vers l’extinction. Elle aura rempli sa mission, mais sans conserver le pouvoir. Les technocrates possèdent très rarement, au fond d’eux-mêmes, la passion brûlante requise pour reconquérir le Québec. Fréchette manque de la fougue nécessaire pour convaincre politiquement un peuple qui semble avoir déjà décidé que l’heure de la CAQ sera bientôt révolue. 

Sunday, 22 March 2026

13 avril 2026 : la dernière chance pour Pierre de prouver qu’il est un véritable chef et d’assumer la responsabilité de ces défections.

Il est temps d’arrêter de tourner autour du pot : nous avons perdu trois députés parce qu’ils n’appréciaient pas le style autoritaire du chef, ni la manière dont lui et l’OLO géraient les relations avec le caucus. Point final. Quiconque pense que d’Entremont, Ma et Jeneroux ont rejoint les libéraux par amour pour Carney et son gouvernement se fait des illusions. C’est absurde. Ils sont passés chez les libéraux parce que c’était leur seule option pour rester députés à long terme. 

Mettons les choses au clair dès le départ : le PCC n’a absolument aucune chance de l’emporter dans les circonscriptions d’University-Rosedale, Scarborough Southwest et Terrebonne. Les récents sondages suggèrent que les libéraux rafleront les trois circonscriptions. Naturellement, comme je m’y attendais, Outhouse a prouvé qu’il ne connaissait rien à la politique québécoise et n’a pas réussi à bloquer un candidat du PCC à Terrebonne. Cette décision – ou plutôt, cette absence de décision – garantit une victoire libérale dans la circonscription. Bravo, les gars ! En politique, on ne vaut que par sa dernière décision, et Outhouse a échoué à ce test, tout comme Pierre. 

En conséquence, les libéraux de Carney obtiendront enfin la majorité à la Chambre des communes et, en théorie, contrôleront le Parlement pendant les quatre prochaines années. Cela signifie que l’heure de vérité a sonné pour Pierre : seuls neuf des derniers sondages donnent aux libéraux une avance à deux chiffres. Pendant ce temps, Angus Reid leur donne une marge de huit points. Le meilleur sondage, datant d’il y a quelque temps, plaçait Pierre en tête du classement des « meilleurs premiers ministres », avec 44 % d’opinions favorables. Aujourd’hui, sa cote de popularité s’établit à -59 %. Prenez un moment pour bien en prendre la mesure. Et voici le coup de grâce : 49 % des Canadiens veulent qu’il démissionne, ce qu’il ne fera pas.

Je félicite Pierre d’avoir modéré son style de leadership, d’être plus ouvert à la flexibilité et aux nouvelles idées, ainsi que pour son approche inclusive récente en matière d’accès aux médias. Cependant, ces changements admirables ne feront pas évoluer ses résultats dans les sondages. C’est comme passer des lunettes aux lentilles de contact. Cela ne fait pas pencher la balance en sa faveur.

Donc… S’il veut avoir une chance de passer le cap des prochaines élections — qui auront probablement lieu l’automne prochain, étant donné que Carney et les libéraux sont tellement avides de pouvoir qu’ils viseront un mandat majoritaire des électeurs —, Pierre devra aborder publiquement ses nombreuses lacunes et s’engager à faire mieux à l’avenir. Outhouse ne lui dira pas ça, mais moi, je le ferai. Sinon, son caucus deviendra encore plus imprudent et frustré, et cela ne peut que se terminer par une remise au goût du jour de la Loi sur la réforme et, au final, par son renvoi sur la même voie qu’O’Toole. Étant donné que ses subordonnés ont joué un rôle actif dans l’éviction d’O’Toole, tout comme votre serviteur, ce serait ironique si cela finissait par revenir comme un boomerang pour mordre Pierre aux fesses.

Bref, Pierre, les mois entre aujourd'hui et l’automne prochain sont ta dernière chance de redresser la barre du Parti conservateur. Profites-en au maximum, sinon tu disparaîtras inévitablement de la scène politique en tant que chef.

Et pour aider tous mes collègues conservateurs à digérer ce qui précède, voici le dernier sondage Léger. Lisez-le, de préférence un verre à la main.

13 April 2026: Pierre’s last chance to prove he's a true leader and to take responsibility for the defections.

It’s time to stop beating around the bush: we lost three MPs because they didn’t like the leader’s command-and-control style, nor the way he and the OLO managed relations with caucus. Full stop. Anyone who thinks that d’Entremont, Ma and Jeneroux joined the Liberals out of love for Carney and his government is deluding themselves. That’s bullshit. They switched to the Liberals because it was their only option to remain MPs over the long term. 

Let’s make one thing clear from the outset: the CPC has absolutely no chance of winning in the ridings of University-Rosedale, Scarborough Southwest and Terrebonne. Recent polls suggest the Liberals will sweep all three ridings. Naturally, as I expected, Outhouse proved he knows nothing about Quebec politics and failed to block a CPC candidate in Terrebonne. That decision—or rather, the lack of one—guarantees a Liberal victory in the riding. Great going, guys! In politics, you’re only as good as your last call, and Outhouse has failed that test, along with Pierre. 

As a result, Carney’s Liberals will finally secure a majority in the House of Commons and, in theory, control Parliament for the next four years. This means the moment of reckoning has arrived for Pierre: only nine of the latest polls show the Liberals with a double-digit lead. Meanwhile, Angus Reid gives them an eight-point edge. The best poll, from some time ago, placed Pierre at the top of the ‘best prime minister’ rankings, with 44% in favour. Today, Pierre’s rating stands at -59 per cent. Take a moment to let that sink in. And here’s the coup de grâce: 49 per cent of Canadians want him to resign, which of course he won’t do.

I commend Pierre for toning down his leadership style, being more open to flexibility and new ideas, and for his recent inclusive approach to media access. However, these admirable changes will not shift his poll numbers. It’s like switching from glasses to contact lenses. It doesn’t tip the scales in his favour.

So… If he wants any chance of making it through the next election—which will likely take place next fall, given that Carney and the Liberals are so power-hungry they’ll be aiming for an elected five-year majority mandate—he’ll need to publicly address his many shortcomings and commit to doing better in future. Outhouse won’t tell him that, but I will. Otherwise, his caucus will become even more reckless and frustrated, and that can only end with them dusting off the Reform Act and, ultimately, sending him down the same path as O’Toole. Given that his subordinates played an active role in ousting O’Toole, just like yours truly, it would be rather ironic if that ended up coming back like a boomerang to bite Pierre in the ass.

In short, Pierre, the months between now and next fall are your last chance to right the Conservative ship. Make the most of it as party leader, or you will inevitably disappear from that position on the political scene.

And to help all my fellow Conservatives digest the above, here is the latest Léger poll. Read it, preferably with a drink in hand.

Saturday, 21 March 2026

More Proof That Trump Is A POS.

As if we need any more. No wonder God has him pissing and shitting himself every day. Payback time, baby. But this fucker never learns:

"Robert Mueller just died. Good, I'm glad he's dead. He can no longer hurt innocent people!"

Trump had told us a while back he didn't expect to make it to heaven. He got that one right, for a change.

Débat de la CAQ à Québec : match nul.

En bref, avec trois cents personnes dans la salle, ce débat s’adressait à ceux qui étaient déjà convaincus, aux partisans les plus fervents de la CAQ. Je ne pense pas que Drainville, ni même Fréchette, soient à la hauteur pour sauver ce gouvernement. Ce gouvernement a fait son temps. 

Cela dit, ce fut un débat sincère et de grande qualité : je trouve Fréchette trop hésitante, trop évasive sur les grands enjeux auxquels le Québec fait face. Elle semble être en perpétuelle réflexion. Cela ne suffit pas pour diriger le Québec. Drainville, quant à lui, est catégoriquement attaché au projet du troisième lien. Il nous rappelle qu’un projet plus à l’est risque d’entraîner des coûts inacceptables. Il accorde la priorité à la conservation et à la protection de l’eau, notre ressource la plus précieuse, mais il est complètement à côté de la coche en ce qui concerne l’extraction du gaz naturel au Québec, notamment sur l’île d’Anticosti et ailleurs. À mon avis, il est temps de se tourner vers le gaz naturel comme mécanisme de transition vers une énergie propre et renouvelable. Cela dit, cette transition s’étalera sur plusieurs décennies et ne se fera certainement pas au cours des dix prochaines années. Drainville ignore complètement cette alternative.

En effet, la CAQ est là pour maintenir une course à trois dans tout le Québec et une lutte à quatre dans la région de la Capitale-Nationale. Telle est la triste réalité de la situation. Nous verrons si les électeurs seront prêts à permettre à la CAQ, même avec un nouveau chef, de sauver sa réputation et son honneur lors des prochaines élections générales cet automne.