Wednesday, 25 February 2026

Quatre leçons à tirer de l'élection partielle dans la circonscription de Chicoutimi. CAQ : renaissance ou mort ?

Troisième leçon : le débat est ouvert quant à l'avenir de la CAQ : le premier camp prend acte que la CAQ est déjà morte et enterrée et qu'un changement de chef n'aidera pas à élargir l'appui au parti. Pour ce groupe, les Québécois ont déjà rayé la CAQ de leur liste et leur soutien s'est désormais déplacé vers le PQ et le PCQ.

Le deuxième camp voit en Fréchette la sauveuse de la CAQ. Avec elle à la tête du parti, il y a un changement de paradigme et, après son élection, tout reste possible, du moins en théorie, incluant un retour au pouvoir.

Pour ma part, je vois Fréchette comme une nouvelle version de Kim Campbell : un soutien personnel impressionnant pour Fréchette dans les sondages à court terme, mais aucun dividende électoral le jour du scrutin. La CAQ voudra se reconstruire, mais l'électorat ne sera peut-être pas au rendez-vous. La CAQ pourrait finir par ne remporter qu'une dizaine de sièges lors des prochaines élections. En effet, le choix de Fréchette risque de ne pas produire l'effet escompté. Ce ne sera pas le dernier soupir, mais plutôt un processus qui ira dans ce sens, lentement mais sûrement. Un réalignement politique est en cours au Québec. 

Tuesday, 24 February 2026

Quatre leçons à tirer de l'élection partielle dans la circonscription de Chicoutimi : le vote nationaliste est en hausse.

Deuxième leçon : en politique québécoise, pour qu'un parti réussisse, il doit mettre en avant ses références nationalistes et les entretenir avec soin. En bref, le parti qui répond le plus farouchement aux enjeux politiques et aux aspirations nationales des Québécois purs laine est bien placé pour remporter le vote nationaliste. À la suite de cette élection partielle, le moins que l'on puisse dire est que l'électorat apprécie particulièrement, à tout le moins, la saveur nationaliste du Parti québécois. Mais c'est aussi un nationalisme de droite qui est très attrayant, ce qui explique pourquoi le Parti conservateur gagne du terrain en terminant en deuxième position.

Pour les nationalistes, il semble n'y avoir rien dans le discours de la CAQ et du PLQ qui les intéresse. Cela n'augure rien de bon pour ces deux derniers. Il est plus évident pour les libéraux qu'ils doivent faire beaucoup plus que de simplement arborer le drapeau québécois lors de leurs réunions... le symbolisme ne suffit pas à gagner la faveur des électeurs.

Ce fut un désastre électoral pour la CAQ et le PLQ, mais on peut aussi se demander pourquoi QS s'effondre. En conclusion, les gens se souviennent de la CAQ et du PLQ. Ils ne voient aucune évolution politique sérieuse, et c'est pourquoi les résultats parlent par eux-mêmes.

Monday, 23 February 2026

Quatre leçons à tirer de l'élection partielle dans la circonscription de Chicoutimi : le PQ prendra le pouvoir en octobre.

Première leçon : il est clair que les Québécois sont prêts pour le changement, et le Parti québécois sera le grand gagnant. Cette tendance va se poursuivre jusqu'à l'automne, ce qui veut dire qu'un gouvernement majoritaire du PQ sera probablement élu. 

Les électeurs ont fait leur choix : leurs désirs et leurs espoirs iront au PQ. Ce n'est qu'une question de temps avant que PSPP devienne le prochain premier ministre du Québec.



Saturday, 21 February 2026

CAQ : Drainville fait preuve d'audace en voulant abolir le statut permanent des fonctionnaires.

Actuellement, les fonctionnaires obtiennent le statut permanent après deux ans de service continu au sein de l'État. Drainville considère cette politique comme un mécanisme obstructionniste qui limite le renouvellement au sein de la fonction publique, ainsi que l'embauche et l'avancement des jeunes fonctionnaires.

Il privilégie un mélange d'expérience et de personnes qui apportent de nouvelles idées et de nouvelles façons de faire au sein de l'appareil gouvernemental. 

Mais quel sera l'impact au sein de la CAQ et, surtout, sur ceux qui travaillent dans la fonction publique ? Seul l'avenir nous le dira. La même question s'applique aux fonctionnaires vivant dans la région de la Capitale-Nationale. 

Les Québécois semblent favorables à cette idée. Cette initiative est-elle une priorité telle qu'elle permettra à Drainville de combler son retard dans la course avec Fréchette ? Nous verrons bien. 

Ce débat me ramène au tollé qui était l'inévitable résultat de propositions similaires émises par Poilièvre avant et pendant les dernières élections fédérales. L'aboutissement a été plutôt désastreux pour le chef du Parti conservateur et son parti particulièrement dans la province de l'Ontario.

Il peut sembler ironique que les avantages que Drainville tire de sa position en faveur du troisième lien à Québec soient contrebalancés par sa proposition visant la structure de la fonction publique. Comme le disent les anglophones, en fin de compte, le résultat pourrait bien être « a wash ».







Friday, 20 February 2026

POS Will Do A Work Around On Tariffs.

Hence, new ten percent global tariffs. He will also work to get a delegation of trade authority from Congress. He won't have any trouble in the House of Puppet Johnson, but the Senate will be another matter. The business lobby long ago bought the Senate, and so good luck, Trump. 

Thursday, 19 February 2026

Ha, Ha, Ha. Jeneroux Gives Away The Game!

Jeneroux said he left the CPC caucus because of...national unity. In other words, he just inadvertently gave away the master plan. Carney must be steamed. You see, the PMO strategy has now shifted monumentally from Trump to national unity. It goes something like this: Scene One - the PMO will continue to work on Conservative MPs. It's my contention that they will get at least two more to cross. Then they'll be short one MP to get a majority. The short-term plan is to get that precious majority mostly through floor crossing, and they will. 

Now on to Scene Two - the byelections: Liberals will take both University-Rosedale and Scarborough Southwest in a New York minute. But there's a problem: post the SCOC decision, they will lose Terrebonne to the Bloc.

So they come out of both the floor crossing and the byelections with a majority in Parliament, more particularly in the House of Commons. Then things get really interesting: they will front-run legislation all the way to the fall and then deliver a poison pill in the Commons if it remains a sure bet that the PQ will win in October. Carney will go Ford one better and argue that, given that the PQ is about to form government in Quebec and given the serious state of Alberta separatism, he needs an unequivocal mandate to defend both federalism and to strongly represent Canadians across every region.

Finally, Scene Three - the Quebec strategy: the Liberals will deliberately go either before or in the wake of the Quebec provincial election, and the reasoning will go along these lines: if Quebecers face twin elections in the fall, that can only be to Carney's benefit. Pourquoi, you ask? Lots of voters will prioritize voting in the provincial election, especially on the sovereignist side, and that likely means federal Liberal gains in this province at the expense of the Bloc if turnout drops significantly in a federal election.

So there you have it. The answer is Yes, Yes and Yes. More floor crossers, more byelection wins and a fall election where the Liberals win a huge majority.

Pierre must need a sedative just about now. 

Wednesday, 18 February 2026

Milliard devrait aller au restaurant avec Poilièvre pour se consoler mutuellement.

La décision de ne pas réintégrer Marwah vient de détruire les chances des Libéraux de former le prochain gouvernement. C’est aussi simple que cela.

Pour sa part, Poilièvre continue d’être la victime de son propre caucus : chaque défection vers les Libéraux confirme un manque de confiance envers le chef, et je vous assure qu’il y en aura d’autres avant les prochaines élections fédérales.

Quel beau club : un politicien novice qui vient de détruire le soutien potentiel du parti auprès des francophones, et un politicien chevronné qui n’a plus la confiance d’au moins vingt-cinq pour cent de son caucus parlementaire. Le départ de Jeneroux n’est vraiment pas une surprise.

En effet, c’est la fin pour eux. Aucun n’a réellement une chance de former le prochain gouvernement.

Oh well, too bad.