Saturday, 14 February 2026

Rizqy : L'histoire lui donnera raison en matière d'intégrité, de protection du parti et même de l'ancien chef.

Soyons honnêtes : s'il y avait une députée libérale particulièrement sensible à la détection des stratagèmes douteux, c'était bien Rizqy, car elle en avait fait l'expérience lors de l'élection fédérale partielle de 2017 dans la circonscription de Saint-Laurent. Elle avait été témoin de choses pour le moins douteuses, qui avaient soulevé des inquiétudes quant au processus de sélection du candidat dans cette campagne interne au parti. Il est clair que le Parti SNC-Lavalin du Canada n'est pas sorti de ce processus avec une réputation glorieuse.

Lorsque les événements se sont déroulés comme décrit publiquement, Marwah a analysé la situation et a pris position en se basant sur les faits. Ce faisant, elle s'est mise en mode protection, non seulement pour préserver la réputation du PLQ, mais aussi pour protéger le chef de ce qu'elle considérait comme contraire aux règles et procédures du parti et pouvant constituer des violations de la loi électorale.

Elle s'est montrée prudente mais ferme dans ses conclusions et dans les mesures qu'elle jugeait appropriées dans les circonstances. De plus, elle a sollicité des conseils juridiques afin de s'assurer qu'elle-même ne violait pas les règles ni même la loi électorale. 

Quant au chef, les circonstances ne lui ont pas permis de fournir une explication complète de sa conduite dans cette affaire. Il était clair que le chef n'était pas totalement désintéressé et s'était déjà forgé sa propre opinion sur ce différend. 

Quand on me demande si Rizqy devrait être réintégré au sein du parti, ma réponse est qu'il est plus qu'évident que la seule réponse possible est OUI. Elle est le symbole, plus encore que le nouveau chef, de notre engagement à lutter contre la corruption électorale et à mettre enfin un terme aux manigances des membres et militants du parti. 

Marwah est littéralement notre version de l'héroïne indienne Anna Hazare ou de Jody Wilson-Raybould, et tout le Québec devrait lui en être profondément reconnaissant. J'ai hâte de la voir revenir sur les bancs libéraux à l'Assemblée nationale.

Friday, 13 February 2026

Le rapport Fournier : un premier test critique pour Milliard.

Le PLQ a un gros problème : les Québécois, en particulier les francophones, se méfient de notre parti. Ils nous associent à la corruption et à un manque de sérieux lorsqu'il s'agit de questions cruciales pour le Québec : le développement de notre société et de notre nation. 

Le rapport Fournier n'est qu'un élément destructeur de plus qui alimente et amplifie les doutes des Québécois à l'égard du PLQ. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce rapport ne ressemble pas à une enquête sérieuse et exhaustive qui, en vertu de son mandat, disposait de tous les outils nécessaires pour tirer des conclusions définitives sur les faits et le droit.

De plus, lorsque l'auteur du rapport se précipite dans les médias pour faire son mea culpa par rapport aux lacunes du rapport, nous savons que le parti a un énorme problème qui mine et érode la crédibilité du PLQ. Il faut noter que Me Fournier a soudainement cessé de donner des entrevues, sachant que ses commentaires sappaient son propre rapport. Il a sûrement reçu des appels de dernière minute du parti. Quelle horreur en termes d'apparances et de relations publiques.

Ce rapport est dévastateur pour ce qui reste de la réputation du PLQ et en ce sens, notre nouveau chef doit dénoncer publiquement cette approche et dire que non seulement le contenu est inacceptable et incomplet, mais aussi que ce genre d'approche trompeuse ne se reproduira plus jamais au sein du parti. En effet, la réponse de Milliard sera considérée comme un test politique majeur pour la population québécoise. Nous devons démontrer notre sérieux et notre engagement à détruire toutes les forces associées au parti qui n'ont pas encore compris le message d'intégrité et de responsabilité du PLQ. 

Imaginez l'impression que le public a dû avoir en apprenant que personne associé au parti, au caucus ou aux membres ne s'est manifesté pour aider Me Fournier à faire la lumière sur cette affaire. Les apparences politiques en disent long, et il s'agit là d'un coup monumental et désastreux pour le parti et, incidemment, pour son chef.

J'espère que Charles possède beaucoup plus de sagesse et d'un bien meilleur instinct politique que nos députés. Comme on dit en anglais, cela fera ou cassera (make or break) les chances électorales du parti. Tout dépendra de Milliard et de sa réaction instinctive et rapide à cette farce politique.

Thursday, 12 February 2026

PLQ : Enquête menée par Me Fournier.

En bref, je suis en colère. Les colons de l'aile parlementaire sont ravis. Je me limiterai à quelques points, car cette situation est tellement déplorable : qui a déterminé les paramètres de l'enquête et, en fin de compte, pourquoi Me Fournier a-t-il accepté ce mandat ?

Une enquête qui, selon l'avis général, s'est terminée par un point d'interrogation. Quelle belle impression pour le public. Le sort du PLQ sera plutôt désagréable lors des prochaines élections.

Tuesday, 10 February 2026

Why Exactly Are We Negotiating With Carney To AVOID A Spring Election???

That's not what came out of Calgary...apparently, we're supposed to win any election, at any time. It's supposed to be almost a sure thing. 

Maybe, just maybe, this has something to do with it:

Mainstreet: Liberals +15;
Research: Liberals +13;
Liaison: Liberals +7;
Nanos: Liberals +4.


Sunday, 8 February 2026

Is The Mainstreet Poll The Beginning of A New Trend Or A Rogue Poll?

Carney loves it, Poilièvre, not so much. However, it's not enough to go to an election.


Élections au Québec en 2026 : tout est possible.

En bref, le Québec reste à la croisée des chemins, ce qui n'est pas nouveau pour les électeurs. Les sondages nous montrent les progrès réalisés par les différents partis politiques et nous donnent des indications solides sur celui qui est susceptible de former le prochain gouvernement.

Cependant, les partis doivent composer avec un effet psychologique qui remonte aux années 1960, le cœur d'une nation battant dans une direction et la tête tendant à pencher dans une autre. À tout le moins, la majorité des Québécois ne sont ni farouchement pour ni contre le Canada. Dans ce contexte, le Québec continue de prendre son envol sur les plans politique, culturel et social. La transformation et l'évolution de la mentalité et de l'esprit de nos concitoyens battent leur plein.

Les sondages indiquent que le PQ est le parti qui formera probablement le prochain gouvernement. Mais les Québécois restent incertains quant à leur projet de souveraineté. À ce stade, le soutien à PSPP et à son parti politique est théorique et conditionnel. Quant à la CAQ, après une véritable course à la direction, le parti pourrait potentiellement éviter de sombrer dans l'enfer.  Le nouveau chef devra convaincre l'électorat de tracer de nouvelles voies. Fréchette semble incarner la perception de renouveau et de renaissance. Drainville, pour sa part, rompt clairement avec le passé et l'histoire des gouvernements de la CAQ. Dans le cas du PLQ, il semble que Milliard sera élu chef. C'est un homme d'action avec un cœur politique véritablement nationaliste. Le parti pourrait également bien se débrouiller et nous surprendre. Il en va de même pour le PCQ. Duhaime commence à gagner du terrain, notamment dans la région de la Capitale-Nationale. Ce parti remportera probablement au moins un siège lors des prochaines élections. Malheureusement, pour QS, les choses sont plutôt stagnantes. Ils devront relever le défi de conserver leurs sièges à l'Assemblée nationale.

En attendant, le cœur et l'esprit des électeurs seront mis à l'épreuve comme par le passé : le chant des sirènes du destin sera-t-il entendu et compris ?  PSPP compte bien là-dessus. L'évolution naturelle et constante du Québec nous dira où ira notre société dans les mois et les années à venir. Pour l'instant, la tergiversation mentale et émotionnelle habituelle reste à l'ordre du jour.

Saturday, 7 February 2026

Is It Really About Starmer?

Conventional wisdom would suggest it's all about Mandelson and his purported links to Epstein. People decry the vetting process and Starmer's acceptance of Mandelson's assurances. But is that what this is really about, or is this a simple case of bait-and-switch? It's no secret to any sentient Briton that Labour is drowning in the polls, with Reform UK seemingly headed for victory in the next election. Might I suggest that the Canadian experience could prove instructive: our Conservative Party enjoyed a thirty-point lead in the polls for the better part of two years and then failed to seal the deal in last spring's federal election.

It is not unreasonable to point out that Labour undoubtedly took some note of how things went in Canada. If that is indeed the case, all the manoeuvrings coupled with increasing calls for Starmer to resign might be based on political considerations, namely, saving Labour's ass in the next election. Some may believe that a change of leader could revive Labour's sagging fortunes. Those with that view might also argue that Farage can be well tolerated in small doses, but not if he becomes prime minister. 

So, if I'm on track, this move against Starmer is primarily about keeping power and one-fourth based on Mandelson. Others will say that the best Labour could do is hold off the inevitable with a change of leader: the cases of Thatcher-Major and Blair-Brown being most instructive. In any event, Starmer would do well to go, putting country and party ahead of his personal ambitions. The name of the game going forward must be to stop Farage, bearing in mind that a change of leader, even under Jesus Christ, would not necessarily do the trick. In the end, it may be Farage after all, no matter what Labour does.