Sunday, 29 March 2026

习近平正在为生存而战,他的偏执已达到顶峰。

必须承认习近平的非凡特质:他是一个不择手段的斗士,为了保住自己在中国共产党内的地位,他将不惜一切代价。对习近平而言,目的再次证明了手段的正当性。一旦他察觉到哪怕一丝不忠或公开倒戈的迹象,他就会利用反腐运动,将对手和盟友一并边缘化或清除。

与此同时,中国的谣言工厂正热议着一种猜测:习近平的一些最亲信的助手和密友要么已经倒戈,要么正处于倒戈的边缘。可以理解,这让习近平感到不安——这还是轻描淡写的说法。当然,我们不应过分轻信谣言。然而,如果那些与军工复合体有关联的人突然在神秘情况下死亡或失踪,也不会令人感到意外。据说,习近平对出售给伊朗的武器系统的表现感到非常愤怒。这彻底打乱了今年入侵台湾的宏伟计划。在这起丑闻之后,习近平深知大陆在这样的战争中胜算并不大。

在政治领域,据称近期接连爆出的腐败丑闻与习近平身边的亲信有关。地方官员似乎被当作替罪羊。这些免职与近期在解放军、国家安全或警察部队内部发生的案例形成了鲜明对比。这些倒台者既有保守派,也有改革派。这无异于给习近平一记响亮的耳光。再加上温家宝的突然公开露面,足以说明当前权力斗争的严重程度。即便处于攻势,习近平也不可避免地被迫转入守势。以下比喻最能说明这一局面:试想习近平及其盟友是“萨德”、“箭”式、“大卫投石索”、“爱国者”或“铁穹”等导弹防御系统的化身。他们必须完美无缺,而“太子党”、改革派和保守派只需一次决定性的胜利。难怪有人说,习近平的神经如今已绷紧到了崩溃的边缘。

Xi Jinping is fighting for his survival, and his paranoia has reached its peak.

One must acknowledge Xi Jinping’s exceptional qualities: he is a fighter who will stop at nothing, and he will spare no expense to retain his position within the Chinese Communist Party. For Xi Jinping, the end once again justifies the means. The moment he detects even the slightest hint of disloyalty or open defection, he will use the anti-corruption campaign to marginalize or eliminate both opponents and allies alike.

Meanwhile, China’s rumour mill is abuzz with speculation that some of Xi Jinping’s most trusted aides and confidants have either already defected or are on the verge of doing so. Understandably, this unsettles Xi Jinping—and that is putting it mildly. Of course, one must not place too much credence in rumours. However, it would come as no surprise if individuals with links to the military-industrial complex were to suddenly die or disappear under mysterious circumstances. It is said that Xi Jinping is furious over the performance of the weapons systems sold to Iran. This has completely derailed the grand plan to invade Taiwan this year. In the wake of this scandal, Xi Jinping is acutely aware that the mainland is not guaranteed victory in such a war.

In the political arena, the recent cascade of corruption scandals is reportedly linked to confidants close to Xi Jinping. Local officials appear to have been made scapegoats. These dismissals present a stark contrast to recent cases within the People’s Liberation Army, state security or police forces. Those downfalls bear the hallmarks of both conservatives and reformists. They constitute a direct slap in the face for Xi Jinping. Coupled with Wen Jiabao’s sudden public appearance, this is sufficient to illustrate the full extent of the current power struggle. Even whilst on the offensive, Xi Jinping has inevitably been forced onto the defensive. The following analogy best illustrates the situation: imagine Xi Jinping and his allies as the embodiment of missile defence systems such as THAAD, Arrow, David’s Sling, Patriot or Iron Dome. They must perform flawlessly, whilst the ‘Princelings’, reformists and conservatives need only one decisive victory. No wonder it is said that Xi Jinping’s nerves are now stretched to the breaking point.

Maïté Blanchette Vézina rejoint le PCQ.

Eh bien, oui et non. L'ancienne ministre de la CAQ, députée de la circonscription de Rimouski, sera la candidate conservatrice dans La Peltrie. C'est un faux pas. La Peltrie recouvre une partie des circonscriptions fédérales de Portneuf-Jacques-Cartier et de Louis-Hébert, la dernière comptant une population plus élevée. Traduction : Blanchette a de très bonnes chances de perdre dans La Peltrie si Milliard et le PLQ font un retour en force. D’un autre côté, il faut noter qu’à l’heure actuelle, le PCQ est en tête dans La Peltrie, selon les sondages. Il aurait été plus judicieux de la présenter dans la circonscription de Chauveau ou de Portneuf. 

Dans la région de la Capitale-Nationale, ce n’est pas un hasard si les dix circonscriptions où le PCQ a obtenu ses résultats les plus impressionnants lors des dernières élections sont représentées par des députés du PCC au niveau fédéral, à l’exception d’une partie de Louis-Hébert et d’une section de Beauport-Limoilou.

D’après les sondages, on évoque la possibilité de remporter entre cinq et quinze sièges dans cette région et ailleurs. Cependant, tout dépendra du résultat de la CAQ. À moins d’un désastre pour le parti au pouvoir, le PCQ risque de ne réaliser que des gains minimaux à l’Assemblée nationale. Pour obtenir le statut de parti, un parti doit remporter douze sièges ou obtenir vingt pour cent des voix lors des élections. Le PCQ recueille entre quatorze et dix-huit pour cent des intentions de vote dans la plupart des sondages. Cela confirme que Duhaime a encore du travail à faire pour faire entrer le parti à l’Assemblée nationale avec le statut de parti. Il devra nécessairement mettre le paquet lors de la prochaine campagne électorale. 

Sur une note personnelle, en l’absence d’une forte vague de soutien pour le PCQ dans la région métropolitaine de Québec, je pense que Blanchette Vézina ne sera pas élue dans la circonscription de La Peltrie. La vraie question est : qui l’emportera, le PLQ ou même le PQ ?

NDP: The Liberals Are Writing Off Avi Lewis.

You know what I think about conventional wisdom. Most of the time, it's at least partially wrong or total bullshit. The Liberals, masters of hubris, have already discounted the NDP. They'll continue the seduction campaign aimed at the party's MPs. The argument goes like this, to no one's surprise: the newly elected Avi Lewis is far too left to lead the NDP back to party status.

I don't share that view. A fresh face can do wonders in politics, provided that the average Joe and Jane do not consider the party's positions as being way out there or plain whacko. So, do I expect Lewis to mostly hold the line and not go full Leap Manifesto? Yes, I do.

Lewis knows that for the NDP to become relevant again, not to mention regain party status, pragmatism has to be at least the order of the day over the short to medium term. So far, Carney has been more sizzle than steak, which creates an opening for the NDP. No question that if Carney gets a renewed trade deal with the United States, it will be a tough go for the NDP to regain party status. However, I don't see many new or improved paper-based trade agreements. So, there's an opportunity there. Look to Lewis to go against his basic instincts and make the most of it. After all, the party's political survival likely depends on that, especially given that thirty percent of eligible voters did not cast a ballot in this leadership race. 

Saturday, 28 March 2026

PLQ : L'arme secrète de Milliard : Charles Milliard !

Pour évaluer la valeur d'un homme ou d'une femme politique, il faut apprendre à connaître la personne qui se cache derrière le rôle. Et c'est là que réside la force naturelle et authentique de Milliard : c'est quelqu'un qui a sillonné le Québec de long en large plus que quiconque. Il connaît très bien le porte-à-porte et est généralement bien accueilli, même par ceux qui n'ont pas d'affection particulière pour le PLQ. Charles est tout sourire et chaleur humaine. Il est « No Drama », pour reprendre l'expression américaine. C'est un gars décontracté qui surfe sur la vague de la modération et de la compassion. Son choix de devenir pharmacien a marqué un tournant naturel pour lui.

Les Québécois auront une décision importante à prendre en octobre, et le public ne semble pas à la recherche de bouleversements majeurs. Ils semblent satisfaits de vivre dans notre société telle qu’elle est : pas de grands projets pour devenir un pays, et encore moins pour endurer une bataille sans fin entre la gauche et la droite. Ceux qui veulent faire la leçon aux autres seront de moins en moins les bienvenus, surtout à l’approche du jour J cet automne.

Ce n’est pas un hasard si le PQ est en perte de vitesse avec un chef déterminé à tenir un référendum dès son premier mandat au gouvernement. S’il est vrai que 70 % des Québécois ne veulent pas de ces enjeux, eh bien voilà : une opportunité naturelle pour Milliard et les libéraux. 

Contrairement au scepticisme naturel de la population francophone à l’époque de l’ancien chef, les Québécois semblent ouverts au discours de Milliard sur les grands enjeux au Québec. Il n'a pas d'historique à Ottawa. Il est chef pour vous. Sur le plan personnel, il possède les mêmes qualités qu'Éric Duhaime, sans la rhétorique controversée de la droite. Pour Milliard et, dans une certaine mesure, pour Duhaime, le débat politique est un jeu d’addition, c’est l’inverse qui se produit lorsque PSPP prend la parole. Il est clair que le chef du PQ est son talon d’Achille. 

Auparavant, on tenait pour acquis que le PLQ n’avait aucune chance de revenir au pouvoir. Aujourd’hui, il faut admettre que si Milliard mène une bonne campagne, il pourrait nous surprendre à la manière de Jack Layton lors des prochaines élections. Cette campagne sera remportée par le parti qui séduira les électeurs « purs laine ». Rien de moins. PSPP a déjà le soutien d’au moins un tiers des électeurs, mais le reste semble se jouer entre le PLQ et le PCQ. On verra quelle sera la dynamique des trois principaux chefs au Québec. PSPP et Duhaime ont remporté la mise dans leurs camps respectifs. Milliard, quant à lui, sera en mode d'expansion, avec la tâche de convaincre . On ne devrait pas sous-estimer Milliard. Cette élection semble avoir la saveur de celle de Lesage-Johnson. Reste à voir qui sortira vainqueur. Mais quoi qu’il en soit, une période de changement régnera au Québec à partir d’octobre prochain.



Le débat de la CAQ à Laval : comment gagner la bataille mais perdre la guerre.

Parfois, avoir été journaliste porte ses fruits. On développe un certain sens de la communication, de la recherche et de la mise en contexte : ce sont les points forts de Drainville. Dès le début, il a tenté, avec politesse et tact, de présenter Fréchette comme une tour de gelée, se pliant au vent le plus populaire après une éternité d’indécision et d’incertitude. Aux yeux des observateurs, il semblait évident que sa campagne était principalement axée sur Christine la girouette. Une bonne stratégie pour marquer des points, mais clairement insuffisante pour remporter la course. Vous avez des doutes sur Fréchette ? Eh bien, me voici, prêt à prendre la relève de Legault. 

Le seul véritable succès de cette stratégie a été d'enclencher la colère de la technocrate ; jusqu’à présent, elle ne semblait pas à la hauteur pour s’engager dans un débat et une discussion plutôt animés sur les enjeux politiques du Québec. À la suite de ces attaques, Fréchette a retrouvé ses repères émotionnels, laissant derrière elle l’impression d’être sortie d’une chaîne de montage de robots, un peu comme Stephen Harper. 

C’est bien beau que Drainville soit un bon débattant, mais il lui manque la qualité la plus précieuse pour une campagne à la direction réussie : un soutien solide d’au moins une pluralité des membres. Ce n'est pas un secret que Bernard n’est pas très populaire parmi les députés, encore moins parmi les membres du parti. C’est un peu similaire à l’approche de Pierre Poilièvre, si l’on compare ses chiffres à ceux de ce dernier auprès du grand public. Bref, la CAQ ne peut pas remporter d’élections avec Drainville à sa tête. Voilà la triste réalité.

Quant à Fréchette, elle manque un peu de confiance et de chaleur charismatique nécessaires pour inaugurer une nouvelle ère de renaissance pour la CAQ. Elle est là pour sauver ce qu’elle peut, rien de plus. Il est fort probable qu’avec Fréchette comme cheffe, la CAQ ne se dirige pas vers l’extinction. Elle aura rempli sa mission, mais sans conserver le pouvoir. Les technocrates possèdent très rarement, au fond d’eux-mêmes, la passion brûlante requise pour reconquérir le Québec. Fréchette manque de la fougue nécessaire pour convaincre politiquement un peuple qui semble avoir déjà décidé que l’heure de la CAQ sera bientôt révolue. 

Sunday, 22 March 2026

13 avril 2026 : la dernière chance pour Pierre de prouver qu’il est un véritable chef et d’assumer la responsabilité de ces défections.

Il est temps d’arrêter de tourner autour du pot : nous avons perdu trois députés parce qu’ils n’appréciaient pas le style autoritaire du chef, ni la manière dont lui et l’OLO géraient les relations avec le caucus. Point final. Quiconque pense que d’Entremont, Ma et Jeneroux ont rejoint les libéraux par amour pour Carney et son gouvernement se fait des illusions. C’est absurde. Ils sont passés chez les libéraux parce que c’était leur seule option pour rester députés à long terme. 

Mettons les choses au clair dès le départ : le PCC n’a absolument aucune chance de l’emporter dans les circonscriptions d’University-Rosedale, Scarborough Southwest et Terrebonne. Les récents sondages suggèrent que les libéraux rafleront les trois circonscriptions. Naturellement, comme je m’y attendais, Outhouse a prouvé qu’il ne connaissait rien à la politique québécoise et n’a pas réussi à bloquer un candidat du PCC à Terrebonne. Cette décision – ou plutôt, cette absence de décision – garantit une victoire libérale dans la circonscription. Bravo, les gars ! En politique, on ne vaut que par sa dernière décision, et Outhouse a échoué à ce test, tout comme Pierre. 

En conséquence, les libéraux de Carney obtiendront enfin la majorité à la Chambre des communes et, en théorie, contrôleront le Parlement pendant les quatre prochaines années. Cela signifie que l’heure de vérité a sonné pour Pierre : seuls neuf des derniers sondages donnent aux libéraux une avance à deux chiffres. Pendant ce temps, Angus Reid leur donne une marge de huit points. Le meilleur sondage, datant d’il y a quelque temps, plaçait Pierre en tête du classement des « meilleurs premiers ministres », avec 44 % d’opinions favorables. Aujourd’hui, sa cote de popularité s’établit à -59 %. Prenez un moment pour bien en prendre la mesure. Et voici le coup de grâce : 49 % des Canadiens veulent qu’il démissionne, ce qu’il ne fera pas.

Je félicite Pierre d’avoir modéré son style de leadership, d’être plus ouvert à la flexibilité et aux nouvelles idées, ainsi que pour son approche inclusive récente en matière d’accès aux médias. Cependant, ces changements admirables ne feront pas évoluer ses résultats dans les sondages. C’est comme passer des lunettes aux lentilles de contact. Cela ne fait pas pencher la balance en sa faveur.

Donc… S’il veut avoir une chance de passer le cap des prochaines élections — qui auront probablement lieu l’automne prochain, étant donné que Carney et les libéraux sont tellement avides de pouvoir qu’ils viseront un mandat majoritaire des électeurs —, Pierre devra aborder publiquement ses nombreuses lacunes et s’engager à faire mieux à l’avenir. Outhouse ne lui dira pas ça, mais moi, je le ferai. Sinon, son caucus deviendra encore plus imprudent et frustré, et cela ne peut que se terminer par une remise au goût du jour de la Loi sur la réforme et, au final, par son renvoi sur la même voie qu’O’Toole. Étant donné que ses subordonnés ont joué un rôle actif dans l’éviction d’O’Toole, tout comme votre serviteur, ce serait ironique si cela finissait par revenir comme un boomerang pour mordre Pierre aux fesses.

Bref, Pierre, les mois entre aujourd'hui et l’automne prochain sont ta dernière chance de redresser la barre du Parti conservateur. Profites-en au maximum, sinon tu disparaîtras inévitablement de la scène politique en tant que chef.

Et pour aider tous mes collègues conservateurs à digérer ce qui précède, voici le dernier sondage Léger. Lisez-le, de préférence un verre à la main.