Saturday, 16 May 2026

Politique québécoise : le triple dilemme qui confronte les politiciens.

Commençons par la plainte déposée par le PQ auprès du Directeur général des élections concernant l’élection partielle d'Arthabasca : il est allégué que le PCQ aurait dépassé le plafond de dépenses autorisé lors de cette campagne. De plus, il semble que les factures payées par le PCQ n’auraient pas été réglées à la juste valeur des services fournis. Il en va de même pour la location d’un local de campagne dans la circonscription pour la campagne d’Éric Duhaime. Le prix du marché pour l’achat du livre du chef du PCQ est également contesté. Il apparaît que les exemplaires du livre distribués gratuitement lors du porte-à-porte ont été achetés à prix réduit. Enfin, on allègue que des heures supplémentaires ont été payées lors de cette élection complémentaire sans preuve écrite suffisante permettant de justifier le paiement de telles sommes. Pour sa part,  Duhaime rétorque qu’il a sollicité au préalable l’avis du DGE concernant l’achat des livres et que tout le reste, en ce qui concerne les diverses allégations du PQ, a été effectué conformément aux règles et obligations de la Loi électorale. 

Quant au PQ et au PLQ, leurs dilemmes respectifs sont liés à l'appui des partis selon les sondages. Prenons, par exemple, le dernier sondage Synopsis : il place les deux partis au coude à coude avec 30 % de soutien chacun. La CAQ suit avec 18 %, et le PCQ tire derrière à 13 %, cinq points devant QS.

Les libéraux sont confrontés à deux problèmes : d’une part, le faible niveau de soutien parmi les francophones, d’autre part, la concentration extrême de leur vote dans la région du Grand Montréal. C’est pourquoi des changements dans la stratégie électorale s’imposent, car l’approche actuelle de Milliard est loin d’être acceptable pour renverser la tendance, étant donné que les résidents des régions pure laine considèrent le PLQ avec un mélange de méfiance et d’indifférence en tant qu’institution, en ce qui concerne les politiques linguistiques, éducatives et culturelles du parti. En bref, Milliard ne fait pas suffisamment d’efforts dans ces trois domaines qui demeurent cruciaux pour l’électorat québécois. Quant au PQ, son problème à deux tranchants est lié au référendum sur la souveraineté, une initiative impopulaire auprès du public. L’autre faiblesse concerne le style personnel du chef, à la fois trop dogmatique, franc et inflexible sur les questions politiques. En effet, ce dernier facteur est perçu comme un signal d’alarme par la plupart des électeurs. 

Dans un monde politique idéal, le choix serait « aucun des candidats ci-dessus ». Mais la triste réalité de la situation obligera les gens à choisir le parti le moins mauvais de tous, pour former le prochain gouvernement. Pour l’instant, le vent qui souffle en diminuant, tel qu’il se présente, reste favorable au PQ. Nous verrons si cette tendance se maintient le soir des élections.

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