Sunday, 25 January 2026

CAQ : Bataille entre Fréchette et Drainville.

Aucun autre candidat ne devrait se présenter. Pour l'instant, Fréchette semble avoir l'avantage sur Drainville quant au soutien de ses collègues au conseil des ministres. On peut se demander si l'opinion des hommes québécois a changé depuis la dernière fois qu'une femme a occupé le poste de premier ministre pendant dix-huit mois. J'en doute fortement. Nous connaissons nos hommes... qui vivent dans la seule juridiction d'Amérique du Nord qui, depuis les années 1980, ne traite pas les couples mariés et les conjoints de fait de manière égale devant la loi. Cela en dit long sur l'homme moyen et son possible désir de changer de « modèle » dans ses relations interpersonnelles. Oui, oui, peut-être l'égalité entre les hommes et les femmes, mais aucun parti politique n'est prêt à remédier enfin à cette situation déplorable. Où sont les femmes ministres et députées ? Quelle honte nationale. Mais je m'égare.

Revenons à la course : c'est une chose d'avoir une longueur d'avance au niveau de l'appui des membres de l'Assemblée nationale, mais ce sont les membres en règle du parti qui choisiront le chef. Drainville mettra l'accent sur le nationalisme, la protection de la langue française et la suite logique du projet de loi 94. Fréchette se concentrera davantage sur les questions économiques, mettant l'accent sur les mesures visant à rendre le Québec plus compétitif et plus prospère. Nous verrons où les membres se positionnent. 

Pour nous, libéraux, notre talon d'Achille est notre piètre niveau de nationalisme, que nous projetons devant la population québécoise. Nous ne regagnerons pas le cœur des Québécois francophones uniquement sur les questions économiques. La population ne semble pas vouloir un référendum sur la souveraineté, mais elle n'est pas non plus prête à élire un parti qui n'a pas à cœur les intérêts nationaux, politiques et sociaux de notre société, sans parler des revendications traditionnelles pour plus de pouvoirs, au moins dans nos domaines de compétence, de la part du gouvernement fédéral. Par exemple, l'immigration devrait relever exclusivement de la compétence du Québec. Avec le déclin constant de la population francophone au Canada, il est impératif que notre parti exige non seulement le transfert des pouvoirs en matière d'immigration au gouvernement du Québec, mais qu'il le concrétise également si nous prenons le pouvoir.

En bref, sans mettre l'accent sur la ferveur nationaliste, il sera très difficile pour le PLQ de gagner le soutien des électeurs francophones. La candidature de Fréchette nous donne une lueur d'espoir, mais celle de Drainville certainement pas. Finalement, nous verrons comment les événements se dérouleront.

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