Tout dépendra de la majorité silencieuse, qui a déjà changé d'avis une fois au cours de cette campagne : il y a quelques semaines, ce bloc d’électeurs semblait éprouver une certaine sympathie pour l’ÉCF. Dès que Fréchette est passée à l’offensive lors du premier débat, son élan dans les sondages a pris fin.
Aujourd’hui, la majorité silencieuse ne montre toujours guère d’enthousiasme ni pour le PQ ni pour le PLQ, ce qui signifie qu’après mûre réflexion, ce groupe ira soit au PQ, ou au PLQ. Pourquoi ? Parce qu’en fin de compte, les électeurs votent en fonction d’un enjeu clé de la campagne. Dans ce cas-ci, le choix est simple : soit on veut bloquer les souverainistes pour garantir la paix sur la question référendaire, soit on veut incarner le changement en choisissant l’option politique qui le représente le mieux parmi les autres grands partis. En bref, le PQ. Et lorsque la majorité silencieuse se ralliera derrière un parti, elle le fera soudainement et sans équivoque, ce qui signifie presque inévitablement que le prochain gouvernement sera majoritaire. En d’autres termes, aux yeux de la majorité silencieuse, le « moindre des deux maux » deviendra le prochain gouvernement, probablement avec un mandat de quatre ans.
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