Tuesday, 31 March 2026

Les sondages devraient faire le bonheur de Milliard et du PLQ.

Si j’étais stratège au Parti québécois, je commencerais à paniquer, et j’aurais de nombreuses bonnes raisons de le faire : tout d’abord, j’ai un chef qui refuse de revenir sur la position du parti quant à la tenue d’un référendum au cours du premier mandat d’un gouvernement du PQ. Cela va probablement faire chuter le soutien au PQ parmi les francophones. Personne dans la rue ne veut subir une campagne référendaire si le PQ arrive au pouvoir. Deuxièmement, le PQ a un problème plus subtil, à savoir la personnalité et les positions de son chef. Une raison de plus pour les non-partisans inconditionnels de se tourner vers d’autres horizons.

Cela nous amène au PLQ : un parti qui se forge discrètement une image compétitive, sans prendre position sur les enjeux majeurs du Québec ni sur les questions secondaires. En théorie, si Milliard s’exprime très peu, les chances du parti de remonter dans les sondages seront étrangement accélérées.

En substance, toute avance que les libéraux pourraient gagner dans les prochains sondages, si elle se concrétise, se construira petit à petit. Le dernier sondage Léger place le PQ et le PLQ au coude à coude à trente-trois pour cent. Parmi les électeurs francophones, les libéraux ont gagné quatre points et s’établissent désormais à vingt-trois pour cent.

Je suivrai de près les prochains sondages. Mon point d’interrogation reflète le pourcentage de francophones qui soutiennent le PLQ : j’ai hâte de voir les sondages de cet été. Je pense qu’ils seront décisifs pour déterminer l’écart entre le Parti québécois et le Parti libéral du Québec. À suivre !


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